8 questions à Luc Dagognet pour la sortie de Scarborough, aux éditions do
Luc Dagognet avait été le premier à se plier au jeu de l’interview pour pages sauvages. À l’occasion de la sortie de son second roman, Scarborough, également publié aux éditions do, nous avons pris de ses nouvelles
Nicolas Richard : “Traduire, c’est une façon stimulante de lire.”
Traducteur de l’anglais, Nicolas Richard s’est notamment amusé à travailler sur les œuvres de Richard Brautigan, Allen Ginsberg, Patti Smith ou encore Thomas Pynchon. Les mots, il les manie également pour créer sa propre œuvre de romancier. Son dernier titre, La chanteuse aux trois maris, ayant été publié en janvier 2024 aux éditions Inculte
Michel Chandeigne : “Le succès d’un auteur, l’intérêt pour une littérature étrangère en général, sont souvent liés à un seul titre qui en entraîne d’autres dans son sillage.”
Il aura suffi d’un coup du hasard pour que le destin de Michel Chandeigne soit lié durablement à celui de la littérature lusophone… Fondateur de la Librairie portugaise et brésilienne, située dans le Ve arrondissement de Paris, ainsi que des éditions Chandeigne en compagnie d’Anne Lima. Éditeur, traducteur, libraire : rencontre avec un homme aux multiples casquettes
Oxyne Vercammen : “Le bibliothécaire est investi d’un pouvoir énorme dans la constitution des collections.”
Maillon important de la chaîne du livre : les bibliothécaires ! Avec Oxyne, qui exerce la profession à Bruxelles, nous avons pu discuter du métier, de ses défis, de ses responsabilités, de ses multiples missions. Et puis de littérature, puisqu’elle est aussi une passeuse de livres des plus passionnées
Andreas Lemaire : "Un lectorat ça s'accompagne, un livre ça se défend. Activement.”
À Angers, Andreas Lemaire a créé Myriagone, un espace regroupant une librairie, une galerie mais aussi un café. Un lieu engagé, revendiquant une autre manière de fonctionner, mais aussi résolument tourné vers la curiosité et le goût du partage
Bérengère Orieux : “Je me suis dit que tant qu’à monter ma maison d’édition, j’allais publier les livres que j’aimerais mettre dans ma bibliothèque.”
Rencontre avec Bérengère Orieux, fondatrice de la maison d’édition Ici même, nom rendant hommage à la BD de Forest et Tardi. Bien que traversant une période difficile, l’éditrice garde l’envie de continuer à offrir des bandes dessinées, où textes et images se marient à la perfection. Notamment grâce à un élan donné par les libraires et les lecteurs
Catherine Renaud : “Être traductrice, ça permet quand même un éventail d’expériences assez incroyable.”
Traductrice du suédois et du danois vers le français, Catherine Renaud se frotte tant aux polars, à la BD, à la littérature générale qu’à la littérature jeunesse. C’est d’ailleurs à elle que nous devons les traductions les plus récentes des œuvres pour adultes et pour enfants de Tove Jansson.
Valentin Féron : “Ce qui fait la singularité de Zulma, c’est aussi cette volonté de défendre une certaine vision de l’imaginaire dans nos livres.”
Il aura suffi d’une lecture de chez Zulma pour que Valentin Féron s’attache au catalogue de la maison d’édition. Désormais responsable promotion et relations libraires, communication, festivals et salons, il se fait fort de mettre en valeur “les littératures du monde entier” publiées par cette maison jeune trentenaire, dont les couvertures font tant parler
Magalie Delobelle : “Transmettre la passion d’un livre à un éditeur, un interlocuteur, qui va avoir envie de le lire aussi : c’est ça le métier d’agent.”
Le métier d’agent est de ceux qui éveillent un certain nombre de fantasmes. Au cours d’un parcours varié et international, Magalie a décidé de créer sa propre agence. Désormais, elle accompagne des auteurs, parmi eux David Diop, Benoît Coquil ou encore Adeline Fleury. Mais aussi des maisons d’édition telles que les éditions du Panseur, Intervalles ou L’Antilope pour les droits étrangers. Discuter avec elle était la parfaite occasion de faire le point notamment sur le rôle d’un agent.
Mathieu Narbonnet : “Il faut désacraliser l’objet livre, encore plus auprès des plus jeunes.”
Devenir libraire n’avait rien d’une évidence. Pourtant, après avoir trouvé sa voie, Mathieu Narbonnet a accumulé nombre d’expériences dans différents types de structures. Désormais salarié dans une librairie indépendante de L’Isle-sur-la-Sorgue, il découvre les spécificités du rayon jeunesse, tout en se passionnant toujours autant pour la littérature générale…
Laura Boisset : “Dans le processus de publication d’un livre, j’aime tout, de A à Z.”
Que ce soit à travers des textes originaux ou des rééditions, les Véliplanchistes, maison d’édition associative, se font fort de soutenir des talents naissants ou de remettre en lumière de grandes autrices oubliées du matrimoine francophone. Tout en s’engageant dans une démarche la plus éco-responsable possible
Julien Delorme : “L’enjeu, c’est vraiment de rester un lecteur et de conserver l’enthousiasme d’un lecteur passionné.”
Il les accompagne, les aide, les chérit et a décidé de leur consacrer sa vie professionnelle. Si vous souhaitez parler de maisons d’édition indépendantes, à n’en pas douter, Julien Delorme s’avère un interlocuteur aussi solide que passionné…
Chloé Billon : “Pour les langues minorées, il y a déjà tellement peu de choses qui sont traduites que ce sont forcément les meilleures qui le sont.”
Un premier voyage dans les Balkans aura suffi à Chloé Billon pour s’y sentir chez elle. Ajoutez à cela une attirance particulière pour les langues et la littérature ; se dessine alors une logique la menant vers la traduction littéraire du bosnien-croate-monténégrin-serbe. Une occasion de parler de la langue et de la littérature de cette région mal connue
Sébastien Wespiser : “Faire vivre un livre six mois, c’est déjà une aventure en soi.”
Ancien libraire, Sébastien Wespiser - entre deux relectures d’Eureka Street - gère aux côtés de Nadège Agullo une entreprise littéraire visant à mettre en avant la littérature européenne. Une aventure non dénuée d’obstacles, mais menée avec passion et l’envie d’accompagner au plus près leurs auteurs
Samer Nouh : “Peut-être que c’est pour ça que les auteurs libanais écrivent sur le Liban, par un besoin de faire sens sur ce qu’on a vécu, vu, ce par quoi on est passé.”
Libanais installé en France, Samer Nouh a publié il y a quelques mois son premier roman chez Tropismes éditions. Rencontre avec un primo-romancier soucieux de parler de son pays, au-delà des clichés et des clivages
Delphine Valentin : “C’est toujours la langue, la voix et le rapport singulier au monde qu’un auteur propose qui font la puissance d’un texte.”
Alors que la littérature étrangère traverse une crise, Delphine Valentin se retrouve face à un défi exaltant : œuvrer à proposer un catalogue varié dans ce domaine, pour les éditions Rivages. Rencontre avec une éditrice passionnée par sa nouvelle mission